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Dominique Allainé
Professeur des universités - UCBL
courriel :
tél : +33 (0)4 72 43 14 04
UMR CNRS 5558 - LBBE
"Biométrie et Biologie Évolutive"
UCB Lyon 1  - Bât. Grégor Mendel
43 bd du 11 novembre 1918
69622 VILLEURBANNE cedex
Bâtiment : Mendel 1er étage Bureau : 149

Projets

Mes recherches se situent dans le domaine de l’écologie évolutive et l’écologie du comportement en liens étroits avec la biologie et la dynamique des populations. Mon modèle d’étude est la marmotte alpine que j’étudie depuis 1990 dans une réserve naturelle gérée par le Parc National de la Vanoise. Travaillant en milieu protégé, mon approche est essentiellement corrélative.

capture sassière

Les questions que je me pose relèvent de plusieurs thèmes :

1. Causes évolutives de la monogamie

marmotte perruche gobi

La monogamie est un système d’appariement relativement rare chez les mammifères qui sont plus volontiers polygynes. La formation d’un couple est centrale dans le concept de monogamie et je m’intéresse au processus de choix du partenaire. Je cherche à savoir si les femelles choisissent leur partenaire en fonction de caractéristiques génétiques absolues (qualité génétique) ou relatives (compatibilité génétique) et ce aussi bien à travers le génome entier ou à certains loci clés comme le Complexe Majeur d’Histocompatibilité (CMH). Je considère aussi bien le choix du partenaire social (l’individu avec lequel la femelle forme un couple) que le choix du partenaire sexuel (qui peut être différent du partenaire social). Je m’intéresse également aux mécanismes du choix : comment les femelles reconnaissent-elles un mâle de bonne qualité génétique ou un mâle présentant une compatibilité génétique adéquate. Pour cela, le rôle de l’odeur est central. Je m’intéresse enfin aux conséquences du choix sur les performances (notamment démographiques) de la descendance.

a
2. Causes évolutives de la socialité

marmotte loup suricate

Pour comprendre l’évolution de la socialité, je m’intéresse aux coûts et aux bénéfices de la vie en groupes sociaux. Le modèle biologique est la marmotte alpine qui vit en groupes familiaux composés d’un couple de dominants qui monopolisent (ou tentent de monopoliser) la reproduction, d’auxiliaires sexuellement matures (généralement les descendants du couple dominant) qui retardent leurs dispersion et ne se reproduisent pas, d’immatures de un an et de marmottons de l’année. J’étudie actuellement plus particulièrement l’influence de la taille et de la composition des groupes (en âge, en sexe et en relation de parenté) sur le succès reproducteur des dominants chez la marmotte alpine. Je cherche notamment à quantifier le coût pour les dominants de la compétition pour la reproduction entre dominants et auxiliaires du même sexe. Parallèlement, j’analyse les bénéfices de la présence d’auxiliaires sur le succès reproducteur des dominants.

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3. Traits d’histoire de vie et changements climatiques

marmotte glacier ours

Plusieurs études ont montré l’influence de changements climatiques sur la distribution des espèces et ont cherché à prédire les distributions futures des espèces en réponse à ces changements. Il est cependant important de comprendre comment, par quels mécanismes, les changements climatiques affectent les populations. Les milieux extrêmes, comme les milieux de montagne ou les milieux polaires, sont très sensibles à ces changements. Je recherche les effets des changements climatiques sur les performances démographiques des individus (taille de portée, survie) mais aussi sur d’autres traits d’histoire de vie (poids, taille et composition des groupes sociaux) qui peuvent indirectement affecter les performances individuelles. Le modèle biologique est la marmotte alpine dans le vallon de la Grande Sassière.

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