Département Biomaths-Santé
D’une façon générale le département aborde scientifiquement des problèmes de nature médicale en employant des techniques dérivées des mathématiques et l’outil de base de la création d’information est l’ordinateur.
Une recherche fondamentale et finalisée
La recherche dans le département comporte une part importante de recherche finalisée, ce qui est le propre du secteur médical : la recherche est orientée par un besoin du corps social exprimé par une planification, des demandes institutionnelles. A titre d’exemple le département est impliqué dans de nombreuses études épidémiologiques (cancer, infection, risque cardio-vasculaire) conjuguant les approches cliniques et populationnelles. Cette recherche a récemment conduit à l’estimation de l’évolution de l’incidence et de la mortalité du cancer en France. Ces interactions entre une recherche finalisée clinique et la recherche fondamentale sont favorisés car la majorité des scientifiques ont aussi une responsabilité de soins (Hospitalo-Universitaires).
Des thèmes transversaux relevant de la médecine et une approche relevant de la biométrie
Les champs thématiques des quatre équipes s’inscrivent dans de grandes problématiques médicales comme le cancer (BSS, EMET), les maladies infectieuses comme le SIDA, la tuberculose ou les infections nosocomiales (MQ, ESP), la thérapeutique anticancéreuse, anti-infectieuse, cardiologique (EMET, MQ, BSS). Les problématiques médicales sont abordées par le département presque exclusivement par l’utilisation de techniques statistiques, la modélisation, la simulation qui permettent d’extraire un signifiant scientifique et médical de données brutes nombreuses mais bruitées. La séparation entre les thèmes est souvent purement formelle : ainsi la prédiction d’effets (sujets « répondeurs », bactéries « sensibles » aux thérapeutiques) est conceptuellement très voisine de l’estimation du risque (d’infection, de cancer, d’échec) et les techniques sont aisément croisées.



