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Interactions durables

Pourquoi un axe Interactions Durables ?

Les interactions durables (ou symbiotiques) regroupent les associations entre deux organismes (ou unités génétiques plus ou moins autonomes) spécifiquement distincts qui s’établissent dans la durée. Elles recouvrent ainsi toute une gamme de relations qui s’échelonnent le long d’un continuum allant du parasitisme au mutualisme.

L’association entre un hôte et un partenaire symbiotique constitue une nouvelle entité dont le phénotype est le résultat de l’interaction entre les génomes des deux partenaires : c’est la notion de phénotype étendu. Les conséquences de l’interaction sont d’abord visibles à l’échelle individuelle et l’impact des pathogènes, par exemple, reste un problème crucial pour la santé humaine et la production animale et végétale. Ces conséquences individuelles vont souvent se répercuter, et parfois de manière spectaculaire, sur la valeur sélective des individus. A ce titre, les interactions durables sont non seulement un facteur prépondérant de la dynamique des populations d’hôtes, mais aussi de leur structure génétique en constituant un facteur sélectif majeur. En retour, la dynamique et la structure génétique des populations hôtes vont fortement influencer la dynamique du partenaire symbiotique.

L’étude de ces systèmes nécessite d’intégrer plusieurs niveaux d’organisation, depuis le niveau moléculaire jusqu’à l’échelle populationnelle. A chacun de ces niveaux, des pressions sélectives spécifiques agissent sur les deux partenaires et modulent et contraignent la dynamique du système. Cette approche intégrative et transversale requiert une diversité d’approches (études de terrain, suivis épidémiologiques, expérimentation au laboratoire, modélisation) et de modèles biologiques difficile à mettre en place à l’échelle au niveau d’une équipe de recherche qui justifie la création d’un axe transversal à l’échelle du laboratoire.

Les interactions Durables au LBBE

Le laboratoire est fortement engagé dans l’étude des interactions durables : tous les départements sont concernés ; les modèles biologiques (éléments transposables, virus, bactéries, parasitoïdes, qui infectent des insectes ou des mammifères) couvrent une diversité d’interactions conséquente ; les méthodes d’étude sont variées et comprennent des suivis de terrain, des expérimentations au laboratoire (identification, interactions moléculaires, écologie comportementale…) et de la modélisation (épidémiologie, dynamique adaptative…). Les compétences sont donc variées et couvrent l’ensemble des niveaux d’intégration depuis l’échelle cellulaire et moléculaire jusqu’au fonctionnement écologique de ces systèmes. La création d’un axe transversal a pour but de renforcer la réflexion autour de ces interactions non pas en mettant en avant des compétences ou des approches, mais quelques questions biologiques qui seront abordées de manière transversale.

Fonctionnement de l’axe ID

L’action est centrée autour de journées thématiques internes au laboratoire. Composées d’exposés et de tables rondes, elles ont pour but de lancer une réflexion générale sur des questions biologiques précises afin de profiter de la multiplicité des approches et des différents modèles biologiques et de converger sur des problématiques communes. Ces journées permettent de renforcer les discussions entre les nombreux personnels engagés dans l’étude de ces interactions.

A partir de ces journées, des groupes de travail sont constitués pour approfondir une question soulevée lors de ces rencontres. Ces journées doivent également permettre d’identifier des collaborations entre équipes et départements, et ainsi renforcer la cohésion et la compétitivité du laboratoire sur ce sujet.

Enfin, des séminaires de l’axe ID sont organisés qui font intervenir aussi bien des membres extérieurs au laboratoire que du personnel du LBBE.