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Approche diagnostique : faire le lien avec le milieu

Jusqu’à présent, l’écotoxicologie a principalement développé des connaissances au laboratoire, sur des espèces modèles, autour des effets des contaminants au niveau individuel. Aujourd’hui, l’écotoxicologie change d’objectifs et de nature pour se tourner, via la modélisation, vers l’écologie et s’intéresser au niveau des populations, en intégrant les informations recueillies in vitro au niveau individuel. La pertinence de cette approche d’extrapolation est conditionnée par la possibilité d’expliciter les liens mécanistiques entre les réponses aux différents niveaux d’organisation, ce qui nécessite le recours à la modélisation statistique et dynamique. Mais de telles études dites "démographiques" n’ont vraiment de sens qu’en relation directe avec le milieu naturel. C’est tout l’enjeu de la thèse de Romain COULAUD que je co-dirige depuis septembre 2008 avec Arnaud CHAUMOT du "Laboratoire d’écotoxicologie" (CEMAGREF, Lyon).

L’objectif de ces recherches est de décrire la dynamique de populations de référence - "Les Ardillats" (69) et "La Tour du Pin" (38) - en mettant en relation des mesures de traits d’histoire de vie in situ et l’évolution des populations autochtones in natura. Les données nécessaires sont récoltées in situ via un suivi démographique mensuel (recensement, état reproducteur,...), des encagements saisonniers d’individus (taux de croissance, activité reproductrice,...), en couplage avec des expérimentations au laboratoire pour quantifier la plasticité des traits d’histoire de vie (croissance, vitesse de développement embryonnaire, de maturation gonadique, ...) induite par la variation de certains facteurs environnementaux (température, conductivité).

Les espèces étudiées ici sont le crustacé amphipode Gammarus fossarum et le mollusque gastéropode Potamopyrgus antipodarum (voir ci-dessous) qui présentent l’avantage d’avoir des cycles de vie très différents.

Gammarus fossarum Potamopyrgus antipodarum