Rechercher

Sur ce site


Accueil > Actualités > Médaille d’argent de l’Académie d’Agriculture de France - Thèse d’Ariane Payne

Médaille d’argent de l’Académie d’Agriculture de France - Thèse d’Ariane Payne

par Nathalie Arbasetti - 31 mai 2015

Ariane Payne a reçu la médaille d’argent de l’Académie d’Agriculture de France (http://www.academie-agriculture.fr/) pour sa thèse intutilé "Rôle de la faune sauvage dans le système multi-hôtes de Mycobacterium. bovis et risque de transmission entre faune sauvage et bovins. Etude expérimentale en Côte d’Or" soutenue en mars 2014 sous la Direction d’Emmanuelle Gilot Fromont

Résumé :
La tuberculose bovine causée par la bactérie Mycobacterium bovis (M. bovis) est une zoonose multi-hôtes dont le réservoir initial est constitué par les bovins. Cependant, elle peut être transmise à des populations sauvages variées dont certaines peuvent entretenir l’infection et / ou la retransmettre aux cheptels bovins, pouvant empêcher leur assainissement. Les conditions d’émergence et de persistance de M. bovis dans les populations sauvages ont été étudiées dans différentes régions du monde, mettant en lumière des statuts épidémiologiques variés selon les hôtes et les contextes géographiques, cynégétiques et zootechniques.

Notre étude avait pour objectif de déterminer le rôle des différentes populations- hôtes sauvages impliquées dans le système multi-hôtes de M. bovis en Côte d’Or. Dans ce département en effet, la tuberculose bovine, en recrudescence depuis plusieurs années chez les bovins circule dans le compartiment sauvage composé sur ce site de blaireaux, sangliers, cerfs, renard et chevreuils.

Afin d’établir leur statut épidémiologique et d’évaluer dans quelle mesure ces populations pouvaient constituer une source d’infection pour les bovins, nous avons estimé, à partir d’études expérimentales et de traitement de données disponibles, différents facteurs de risque de création de réservoir et de la transmission de l’infection vers les bovins. Nous avons ainsi estimé les niveaux d’infection et d’excrétion, les niveaux de densité, et au moyen d’un suivi télémétrique et
de dispositif de vidéosurveillance, nous avons estimé quantitativement et qualitativement les contacts entre les populations sauvages (sangliers et blaireaux en particulier) et les bovins.

Nos résultats nous ont permis d’émettre des hypothèses sur le rôle de chaque espèce dans le contexte épidémiologique de la Côte d’Or. Les trois populations ayant le rôle le plus important et aptes à retransmettre l’infection aux bovins sont le blaireau, le sanglier et le cerf, mais d’autres études sont encore nécessaires pour confirmer ces hypothèses et savoir si certaines d’entre elles peuvent entretenir l’infection de façon autonome. Elles pourraient, également, conjointement, constituer une communauté d’hôtes réservoir.

Enfin, nos résultats nous ont permis de caractériser le risque de transmission de tuberculose bovine de ces populations sauvages vers les bovins et de proposer des mesures de lutte visant à réduire ce risque.

Mots-clés : Mycobacterium bovis, système multi-hôtes, réservoir, faune sauvage, transmission, analyse de risque