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Questionnement général et axes de recherche

par Emmanuel Desouhant - 6 janvier 2015

     Nos thématiques de recherche concernent l’étude de la « prise de décision » et de la valeur adaptative des comportements chez les animaux. Plusieurs axes structurent la recherche du groupe (pour plus de détails voir les pages personnelles des chercheurs et enseignants–chercheurs impliqués) :


Sélection sexuelle et choix des partenaires :
     Dans cette thématique nous cherchons à discriminer la part relative de l’hypothèse des bons gènes et de l’hypothèse de compatibilité génétique dans le choix du partenaire sexuel. Plusieurs questions guident nos travaux : quel sexe choisit ? quels sont les signaux ou combinaisons de signaux (approches comportementale et d’écologie chimique) et les canaux de communication utilisés ? les signaux sont-ils honnêtes et en quoi renseignent-ils sur la qualité (phénotypique ou génétique) des partenaires potentiels ? Quelles sont les conséquences en termes de succès reproducteur des choix de partenaires ? En quoi le choix des partenaires impacte la dynamique de populations ?


Evolution des structures sociales  :
     Les études en cours s’attachent à comprendre via des approches observationnelles sur le long terme (capture-marquage recapture), les facteurs d’établissement et de perte de la dominance dans les groupes sociaux. Des questions concernant la taille optimale du groupe sociale et sa composition en « helpers » (subordonnés aidants) sont abordées. Enfin, des développements méthodologiques sont en cours pour étudier via des modèles Individus Centrés les facteurs responsables de l’évolution de la socialité et de la taille des groupes dans une population.


Cognition.
     Cette thématique transversale dans l’équipe est pour nous l’occasion d’explorer la diversité des informations utilisées par les animaux (informations privées, publiques, présentes et passées) pour comprendre comment ces animaux hiérarchisent les informations perçues et comment cette information est traduite en comportement. L’utilisation contexte-dépendante des informations est abordée pour comprendre la flexibilité des réponses comportementales (contextes environnementaux externe ou interne (« state-dependency »)). Les capacités cognitives des animaux sont explorées au travers des expériences dédiées à la compréhension de l’apprentissage, de la résolution de problèmes, de la gestion du compromis entre vitesse et précision (lors de la prise de décision) dans le cadre de l’exploitation de ressources. On cherche à comprendre à la fois l’origine et les conséquences évolutives de la variation dans les capacités cognitives des individus au niveau intraspécifique et comment les pressions de sélection s’exercent sur ces traits.


Sélection des ressources et dispersion (items alimentaires et habitat) :
     Une partie de nos travaux s’inscrit dans le cadre de l’écologie de la nutrition et de la sélection d’habitat. Quelles ressources sont sélectionnées ? Quels sont les coûts et bénéfices en termes de succès reproducteur liées à l’exploitation de ces ressources ? Quels sont les compromis impliqués dans la recherche et l’exploitation des ressources (e.g. reproduction immédiate et reproduction différée) ? La sélection d’habitat et la dispersion sont un des thèmes centraux et sont très développés avec le bagage et le suivi à long termes des populations de passereaux. Les informations utilisées pour la sélection d’habitat, les coûts physiologiques, les effets maternels sur la dispersion ont été explorés. Actuellement des travaux sont en cours pour décrire les syndromes comportementaux (personnalité) et physiologiques (activité métabolique, stress oxydatif) liés à la dispersion et leurs conséquences en termes de valeur adaptative et de dynamique des populations. Enfin, des travaux sont menés sur les conséquences de la dispersion sur la structuration de populations dans un système hôte-parasite avec plusieurs espèces d’hôtes et la possibilité pour les parasites de se spécialiser.


Bases moléculaires des comportements et architecture génétique :
     Cette thématique débute dans notre groupe et va prendre de l’ampleur dans les années à venir. Après avoir développé une approche de génétique du comportement (approche « gène candidat » pour étudier la variabilité comportementale lors de l’approvisionnement, de la dispersion et la variabilité des capacités cognitives), nous mettons en œuvre des approches « omiques » (e.g. transcriptomique) pour décrire la variabilité phénotypique et les mécanismes sous-jacents. Notre objectif à moyen terme est de décrire l’architecture des gènes pilotant les histoires de vie et plus spécifiquement les comportements afin de comprendre l’interaction génotype x environnement et donc de comprendre la valeur adaptative des réponses phénotypique et leur flexibilité. Des approches théoriques et expérimentales sont développées


Dernière mise à jour : mars 2015