Présentation

Le laboratoire de Biométrie a été créé en 1966 par Jean-Marie Legay (1925-2012) avec pour objectif d’intégrer la biométrie dans la démarche scientifique pour répondre à des questionnements en biologie des populations essentiellement insectes à cette époque. Agronome et Biométricien, Jean-Marie Legay a été précurseur de l’interdisciplinarité dans les sciences de la vie en formalisant la modélisation pour rendre compte de l’organisation des systèmes complexes (JM Legay, 97 L’expérience et le modèle). Le développement du laboratoire de Biométrie s’est construit sur cette conception de la démarche scientifique tout en ouvrant la modélisation à l’informatique et les questionnements à des problématiques en santé et en génomique.

Ainsi aujourd’hui la spécificité du LBBE au sein des laboratoires de la section 29 du CNRS est d’organiser ses activités de recherche autour de deux thèmes fédérateurs : la Biométrie avec des développements méthodologiques en statistiques et en modélisation tant mathématique qu’informatique et la Biologie Évolutive. C’est dans la synergie entre des problématiques biologiques propres en écologie, en génomique et en santé et des développements méthodologiques que naît la plus grande part des résultats scientifiques de l’unité. Le maintien d’un équilibre entre ces deux aspects est resté un enjeu fort de la politique du laboratoire. L’approche populationnelle, commune à l’ensemble des équipes en sciences et santé de l’unité, fait sa spécificité et sa cohérence. De plus, la complémentarité des approches et des modèles permet une démarche intégrative combinant modélisation, écologie, génétique des populations, biologie évolutive et biologie moléculaire dans le cadre général des problématiques à l’interface «Ecologie, Génomique, Environnement et Santé».

Majoritairement fondamentales, nos recherches s’ouvrent également vers des préoccupations sociétales comme la gestion et la conservation de la biodiversité ainsi que les problématiques de santé à la fois des plantes (lutte biologique), animale (éco-épidémiologie et humaine (santé publique) en interaction directe avec le secteur santé.