Une plongée vertigineuse dans la diversité du monde vivant

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Pourquoi ? La plasticité a longtemps été considérée comme une nuisance en génétique quantitative (car ralentissant la réponse à la sélection en réduisant l'héritabilité), et comme un élément marginal dans la théorie évolutive (pour grosso modo la même raison, teintée d'un réductionnisme génétique excessif). L'essor de l'évo-dévo a permis de remettre sur le devant de la scène la dimension individuelle du phénotype, sa nature dynamique, et l'importance des interactions environnementales dans le développement. La plasticité est devenue un concept évolutif majeur, pour au moins deux raisons : (1) la plasticité évolue, et constitue même une stratégie adaptative fondamentale face à l'hétérogénéité spatiale et temporelle de l'environnement ; (2) en facilitant la survie dans de nouvelles conditions, la plasticité peut amorcer la divergence entre populations, permettre de traverser des vallées de fitness, conduire à la formation d'innovations évolutives et à la diversification macro évolutive.

Les objectifs de cette école sur la plasticité phénotypique sont de :
- clarifier les concepts et préciser les notions,
- discuter des méthodologies expérimentales,
- apprendre à utiliser les méthodes les plus récentes d'analyses des données.
Pour qui ? L'école s'adressera à l'ensemble de la communauté de chercheurs intéressés par la plasticité phénotypique et souhaitant approfondir leurs connaissances dans ce domaine. Les thématiques abordées au sein de l'école seront néanmoins centrées sur la biologie évolutive. Cette école se veut également une école permettant aux chercheurs désirant commencer de telles études de se former rapidement sur une thématique qui a connu de grandes évolutions ces dernières années. En particulier, les jeunes chercheurs (étudiants en thèses et post-doc) pourront y acquérir les éléments clés permettant de mettre en oeuvre leur projet sur la plasticité phénotypique.

Programme : L'école sera organisée sur 8 demi-journées du lundi après-midi au vendredi matin : 4 demi-journées de cours interactifs, 3 demi-journées d'ateliers et une demi-journée libre pour des discussions en tête à tête ou en petits groupes sur des points particuliers. Des tables rondes seront proposées chaque soir, lieu de débats conviviaux sur des questions sensibles liées à la thématique.

Comment s'inscrire ? Pour les personnels CNRS, cette formation est prise en charge par la formation permanente. Pour les personnels des établissements publics hors CNRS, la participation demandée est de : 360 euros pour les doctorants/post-doctorants, 460 euros pour les chercheurs, et comprend l'hébergement et les repas sur place.

Le nombre de participants est limité à 50. Les personnes intéressées par cette école doivent donc envoyer un CV (mentionnant clairement s'ils sont personnels CNRS ou non) et une lettre de motivation jusqu'au 14 avril 2017 à l'adresse suivante : etplasphen@univ-lyon1.fr

La liste définitive des participants sera connue le 30 avril 2017.


Patricia Gibert pour le comité scientifique :

Oliver Brendel, INRA Unité Ecologie et Ecophysiologie Forestière, Nancy
Vincent Debat, MNHN, Institut de Systématique, Evolution et Biodiversité, Paris
Jean-Michel Gibert, CNRS Biologie du Développement, Paris
Patricia Gibert, CNRS Laboratoire Biométrie et Biologie Evolutive, Villeurbanne
Leopoldo Sanchez, INRA Unité Amélioration, Génétique et Physiologie Forestières, Orléans
Irène Till-Bottraud, CNRS Laboratoire de Géographie Physique et Environnementale, Clermont-Ferrand
Tom Van Dooren, CNRS Institut d'Ecologie et des Sciences de l'environnement, Paris